Résistantes 2025 – jour 2

Atelier: « Et si on jouait à abolir le marché ? Venez desserrer l’étau de l’économie

Atelier de la Coopérative Intégrale du Haut Berry (CIHB)

La CIBH – prononcer la Cib- est une expérience collective ; une soixantaine de personnes en famille ou pas, qui vivent sur plusieurs village du haut Berry. Objectif du projet : desserrer l’étau du capitalisme sur nos vies en se réappropriant des parties de ce qui constitue nos moyens de subsistance : se nourrir, prendre soin, habiter, se chauffer…

Par la forme atelier, l’équipe de la CIHB nous permet de toucher du doigt le processus qui permet à chacun de s’inscrire dans une coopérative intégrale. Nous n’avons pas eu le temps d’aller jusqu’à la dernière partie «l’AG de mandature », celle où se décide collectivement de l’acceptation du mandat que se propose de remplir chacun, individuellement ou collectivement pour le compte de tous ou partie des membres de la CIHB. Du pain, du bois de chauffe, des herbes sauvages, des légumes, du temps, de la construction de logement, de l’accompagnement des nouveaux … tout ce qui recouvre le champs de la subsistance et son organisation collective… La démocratie de la subsistance, une tentative de sortie de la dépendance aux réseaux marchands mondialisés par la reprise en main collective où se retissent des solidarités et de la joie de vivre… Une démarche à démultiplier tout azimuth, et pourquoi pas dans nos vallées…

Les règles du jeu

Résistantes 2025 – jour 1

Le tourbillon a commencé, 7000 personnes, plus de 160 ateliers, table ronde et temps de transmission.

Un moment extraordinaire, hors du commun, 100% bénévole!

Pour le programme : c’est ici https://lesresistantes.fr/https://lesresistantes.fr/

Le festival se déroule sur les terres d’une dizaine d’agriculteurs, tous en bio, au milieu du bocage ornais. Le collectif 924 a arrêté ici un projet inutile de voie rapide… Comme quoi c’est possible!

La fanfare d’accueil emmène le public vers la séance d’ouverture…

Le chant d’ouverture, une manière de tourner en dérision les sobriquets dont nous affuble le gouvernement. L’usage de chansons françaises devient une marque de fabrique des Résistantes…

en 2022, c’est France Gall qui était « l’invitée » d’honneur, et il n’y a pas eu besoin de changer les paroles avec « Résiste! »

Résistantes / jour -1

Mercredi 6 juillet

Notre voyage vers les Résistantes nous conduit du Havre à Saint Hilaire de Briouze, du plus grand port français à un des départements les moins peuplés; du complexe industriel et portuaire le plus connecté au gigantisme du commerce international, aux prairies ancestrales; du fleuron de la production en série de l’industrie des éoliennes, aux récents vainqueurs de la lutte contre le système béton / goudron dans l’Orne.

Le port du Havre depuis le pont de Normandie
Les « têtes » d’éoliennes gigantesques dans l’usine Siemens, sur le port du Havre.

Mais pourquoi allons nous aux Résistantes ?

La première édition des Résistantes, en 2023 a été un vrai bonheur, au sens d’être à « la bonne heure », au bon endroit. Imaginé sur le mythique plateau du Larzac, l’événement était chargé de beaucoup de promesses. Ayant vécu les rassemblements de 1974 et 1975, ayant acquis avec des milliers d’autres un bout de plateau du Larzac lors de la souscription de la coopérative foncière permettant d’entraver ce projet inutile, ayant été porté par l’enthousiasme de la victoire des paysans sur l’armée française, ayant participé au gigantesque « revival » de 2003 toujours en famille mais cette fois avec nos enfants… qu’allions nous y trouver? Comme à chaque fois le Larzac a été un fabuleux fertilisateur, un activateur de résistance, en 2023 il permit de renforcer et structurer de nombreux réseaux figures de prou des mouvements écologistes. Réseau contre l’accaparement de l’eau, réseaux contre l’accaparement des terres, réseaux anti nucléaire… une dizaine de réseaux à l’échelle nationale et internationale qui ainsi démultipliaient leurs connexions sur l’ensemble du territoire.

L’esprit Larzac c’est aussi le soutien inconditionnel aux peuples autochtones en lutte pour leur reconnaissance, notamment face à l’état Français. C’est le rappel inlassable de la mémoire d’Hiroshima et de Nagasaki, et par là-même, le rappel de la nécessité du désarment nucléaire, et, pour reprendre une phrase qui est le mot d’ordre d’un mouvement actuel : « faire la guerre à la guerre ».

Surtout, ce que nous avons trouvé au Résistantes 2023, c’est un extraordinaire esprit fraternel (dans un vocabulaire laïc), une attention fondamentale à son prochain (dans un vocabulaire catho), une sororité réinventée, des rapports femmes / hommes repensés. Avec la conviction bien ancrée qu’il y a une continuité dans la manière d’être, de prendre soin et de faire entre hommes et femmes, entre humains, entre humains et autres vivants, entre humains et planète Terre.

Et il est bien clair qu’une fois avoir commencé ce chemin qui change profondément la manière d’être au monde et de faire dans le monde, on ne peut pas revenir en arrière, et ce genre d’événement permet de renforcer cette démarche qui va de l’individuel au collectif et du collectif à l’individuel, sans cesse…

Le programme des Résistantes 2025

Le réveil de la vallée, suite…

Malgré la pluie, nous étions finalement une bonne centaine à venir défendre les terres agricoles contre les échangeurs A7. C’est un bon début! Nous savons que le combat sera long, comme l’a rappelé Fabrice Pialat de l’association ASSEZ!

Assez! à demandé à Maitre Huglo Lepage de déposer un recours contre la déclaration d’utilité publique des échangeurs A7. Le combat juridique ne fait que commencer pour sauver la Vallée du Rhône contre « l’aménagite aiguë », les projets inutiles et climaticides. Et ils sont nombreux, comme l’a rappellé Georges Montagne, Président de Vivre.

Tous les Rambertois ne sont pas pour la destruction des terres agricoles comme l’a rappelé, devant la Mairie, Jacqueline Monchaux, présidente de l’ASER.

Dans le cortège ont pouvait entendre les slogans « on veut vivre ici, pas chez Vinci », « la terre aux paysans » ou encore « des butineurs pas de betonneurs ».

Elzear

Les vœux de Point de Bascule

On peut toujours réver…

Nous souhaitons une bonne année 2025 à tous nos adhérent.e.s et ami.e.s.

Que celle-ci soit l’année de la prise de conscience des limites planétaires et que nous évitions les points de bascule vers une situation catastrophique.

Nous faisons le vœu que les pouvoirs publics locaux, régionaux, nationaux et européens prennent en compte les appels incessants de l’Organisation des Nations Unies à changer de modèle.
Pour ce faire, nous resterons vigilant.e.s et rappellerons la nécessité d’œuvrer à la sauvegarde d’une agriculture locale et au développement d’une alimentation et des modes de transport de proximité.

Nous veillerons à ce que les projets d’aménagements ne viennent pas aggraver les pollutions déjà pénibles pour les populations humaines et l’ensemble des forces du vivant dont nous souhaitons être les porte-voix.

Comme les canaris dans les mines permettaient de prévoir les coups de grisou, les espèces en voie de disparition nous signalent la catastrophe en cours.

Le bruant ortolan

et l’oedicnème criard sont nos canaris d’aujourd’hui.

De dérogation en dérogation, leurs espaces de vie disparaissent, les oiseaux avec.

La compensation n’y fait rien…

Participation du Public par Voie Électronique pour la création de la Zac Axe7 – Avis N°4 – association Point de Bascule

par Aude Boisadan

Je suis plus que dubitative sur la pertinence de ce projet compte tenu des multiples alertes de la communauté scientifique : dérèglement du climat, effondrement de la biodiversité, épuisement des ressources, pollutions multiples… Ce sont des menaces majeures, réelles et documentées que nos politiques n’ont pas l’air de prendre au sérieux. La création d’une ZAC sur notre territoire ne va faire qu’aggraver toutes ces menaces avec des conséquences directes pour notre territoire et ses populations.

Concernant le respect de la procédure, je suis surprise de ne pas voir l’avis de la MRAe n°2024-ARA-AP-1715 délibéré le 16/07/2024. « Conformément à l’article R.123-8 du Code de l’environnement, il doit être inséré dans le dossier du projet soumis à enquête publique ou à une autre procédure de consultation du public prévue par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur. » (extrait du préambule relatif à l’élaboration de l’avis)

Enfin, la communication autour de cette consultation publique en ligne me semble un peu timide comparée à d’autres sujets ou événements…

Participation du Public par Voie Électronique pour la création de la Zac Axe7 – Avis N°3 association Point de Bascule

Par Bruno Dervieux

Merci de donner la parole aux citoyens que nous sommes. Il est toutefois dommage que les recommandations de la MRAe (Mission Régionale d’Autorité environnementale) données en juillet 2024 n’aient pas été suivies : l’Autorité environnementale préconisait en effet pour la lisibilité et la compréhension du projet, de scinder les différents documents mis à disposition du public sur la page dédiée à cette PPVe. Ce n’est pas le cas dans les documents proposés cette PPVe. Surtout, le document de 21 pages de la MRAe ne figure pas dans les documents que le Public peut consulter, alors que le Mémoire en réponse du document de la MRAe y figure, que de larges allusions à l’avis de l’Autorité environnementale dans les notes du PPVE, sans que le public n’ait connaissance sur cette page de l’avis de l’Autorité environnementale proprement dit.

1°) Au niveau de la philosophie du projet du Parc d’activités Axe 7, la démarche ERC : Éviter – Réduire – Compenser n’est pas, à mon sens, suivie :

  • pour l’évitement, les rédacteurs du projet semble se féliciter que la surface du Parc d’activités est plus réduite que le projet de 2009 : mais il y a tout de même augmentation de la surface du Parc !
  • pour la réduction, il est proposé 21 ha d’espace naturel ou agricole – mais c’est bien une perte de surface agricoles au total !
  • pour la compensation, le calcul fait est uniquement financier !
    On ne comprend pas comment l’objectif de la ZAN (Zéro Artificialisation Nette) va être poursuivi, ZAN traduit pourtant dans la loi de 2023.

Contrairement aux recommandations de la MRAe, l’étude de l’impact conjugué de la zone Inspira de Roussillon et des demi-échangeurs autoroutiers n’a pas été vraiment accomplie.

2°) Pour la biodiversité et les milieux naturels, mon sentiment est qu’on va encore sacrifier la flore et la faune sur l’autel de l’économie. En effet, l’étude d’impact de la réalisation du Parc sur différents animaux et les mesures pour les protéger-semble très optimiste, voire complètement irréaliste. Par exemple, écrire que le Bruant ortolan ne sera pas éliminé de la zone grâce à quelques hectares laissées à l’agriculture (fraises ou plantes aromatiques) frise la mauvaise foi, sinon le mensonge ! De même, le dispositif de nouvelles clôtures (trous ?) semble inadapté – ou en tout cas abscons – pour laisser passer les petites mammifères. Et la pollution lumineuse du Parc va contribuer à coup sûr à la disparition de nombreuses espèces sur la zone…
La lutte contre les espèces invasives (Ambroisie ou moustiques tigres) n’est pas documentée, ou de façon extrêmement floue, alors que c’est une préoccupation énorme pour les habitants (prolifération des moustiques chaque été ; plantes allergènes avec un pollen de plus en plus agressif.

3°) Pour le cadre de vie : malgré les dénégations, le PAC va induire forcément augmentation du trafic routier, donc va entrainer une pollution supplémentaire, et donc une qualité de l’air dégradée qui va être encore plus nocive pour la santé des populations. A cet égard, les documents de l’ORCAE (Observatoire régional Climat air énergie) montre bien que la détérioration de la qualité de l’air concerne non seulement les zones en contact direct avec les activités industrielles et les infrastructures de transport, mais plus largement l’ensemble de la vallée du Rhône, donc forcément l’ensemble des habitants de la Communauté de Communes Porte de Drôme Ardèche.
Les infrastructures pour encourager les « transports doux » sont encore embryonnaires sur notre territoire : la plupart des communes concernées ne possèdent pas de pistes cyclables suffisamment nombreuses et sécurisées, le transport ferroviaire des voyageurs n’est pas encouragé (cf. fermetures des gares pour l’accueil des voyageurs, toujours pas de ligne ferroviaire sur la rive ardéchoise du Rhône, etc.).

Est -ce que la Communauté de Communes ne pourrait avoir une politique plus volontariste, au lieu de reproduire les schémas du Passé ? C’est mon souhait en tout cas.

Participation du Public par Voie Électronique pour la création de la Zac Axe7 – Avis N°2 association Point de Bascule

par Antoine Conjard

Axe 7 et les limites planétaires


Selon le Stockholm Résilience Center (1) les limites planétaires sont un ensemble de neuf processus, définis et mesurés scientifiquement qui régulent la stabilité et la résilience du système terrestre.
Leur dépassement met la vie sur Terre en danger (tout simplement). L’ONU a adopté cette approche par les limites planétaires, c’est une manière de mieux évaluer et comprendre les effets des activités humaines sur les éléments qui permettent la vie et la vie humaine en particulier. Focaliser l’attention sur le seul changement climatique ne permet pas de comprendre l’ampleur des phénomènes en cours.
Actuellement, 7 des 9 limites planétaires sont dépassées. Ce qui nous rapproche de plus en plus d’un potentiel point de non retour : un point de bascule.
Ces limites ont été dépassées à cause du modèle de développement promu par le modèle industriel, modèle qui s’est généralisé ou presque, à tout le globe.
Aujourd’hui on ne peut plus dire qu’on ne savait pas. Le modèle industriel est en train de détruire nos conditions de vie sur terre. Donc tout nouveau projet qui s’appuie sur les imaginaires productivistes, sur les modèles de la consommation industrielle doit être observé avec la plus grande circonspection : ce projet est-il vraiment indispensable pour la vie des générations futures? ou bien va-t-il contribuer à aggraver la situation?


Où se situe le projet Axe7 par rapport aux limites planétaires?


Les propositions, ci-dessous, à partir de 5 limites, sont une manière de construire une grille de lecture. Ce n’est pas un avis définitif mais une direction de travail adaptée aux conditions du 21e siècle. Où l’on verra aussi que le processus de chaque limite est en interaction avec les autres limites…


AUGMENTATION DES AÉROSOLS


Cette limite n’est pas encore quantifiée à l’échelle mondiale, mais nous le constatons quasi quotidiennement, la qualité de l’air est rarement « bonne » dans les indices d’Atmo-Aura (3), souvent médiocre à très mauvaise, surtout le long des axes routiers comme l’A7, mais les

mauvaises qualités de l’air touchent tous les habitants. Quelles sont les conséquences sur la santé?
Les entreprises qui se sont installées à Saint-Rambert, à Andancette, Albon et Anneyron sont étroitement liées aux flux mondialisés de marchandises industrielles, quand elles n’en sont pas un maillon essentiel. Sans présager du type d’industries qui pourraient s’installer sur Axe7, le seul transport représente une part importante d’émission de micro et nano particules dans l’air, dans l’eau, dans les sols (frein, pneumatiques, échappement…).
Espérer le vent pour disperser les polluants, c’est juste envoyer nos déchets à nos voisins…ou les diluer dans les forêts génératrices de nos eaux potables…
Favoriser le transport routier, favoriser la dépendance du territoire aux échanges internationaux est une erreur en matière de santé publique.


ÉROSION DE LA BIODIVERSITÉ


Si la santé des humains est affectée par la toute puissance des sacrifices à l’économie, les autres vivants aussi en payent un lourd tribut.
Le terme « érosion » donne le sentiment d’un processus lent. En fait la disparition des espèces et la chute vertigineuse du nombre d’individus dans une espèce sont engagées dans un rythme qui fait que l’on parle de 6e extinction de masse, la dernière ayant été celle des dinosaures… Et cela c’est accéléré depuis 30 ans…Un oiseau qui meurt, un mammifère qui disparaît n’est pas remplacé. Leur mort n’entre pas dans le cycle naturel, c’est le cycle naturel qui disparaît.
Toute atteinte à la biodiversité relève d’une forme de crime contre les autres vivants et contre notre descendance, puisqu’il existe une interdépendance entre toutes les espèces.
Le béton et le goudron d’Axe7 n’ont plus leur place dans des projets d’avenir…
Les « études » de la LPO concernant les espèces protégées tendraient à montrer que certaines auraient disparues des espaces convoités par Axe7. Ce n’est que le fruit d’une artificialisation déjà engagée depuis de nombreuses années, sans véritable limite… Il est assez étonnant que l’ont puisse constater sans sourciller qu’après l’implantation de DPD, Coulidor et Dentressangle, il n’y aurait plus de bruant ortolan à St Rambert!
Les oiseaux sont les sentinelles du futur de nos enfants… mais leurs biotopes a été détruit…

CHANGEMENT D’USAGE DES SOLS

L’artificialisation des sols est une des causes du changement climatique, de la hausse des températures, du changement du régime de l’eau… Le modèle de croissance basé sur l’artificialisation induit de nouveaux hectares de goudron, de tôle et de béton avec quatre principaux effets :

1- la spéculation foncière organisée par les pouvoirs publics sur le dos des milieux naturels et de l’agriculture. Sans des terres à bas prix le modèle économique de la création d’une ZAC ne tient pas. Ce processus conduit à vendre les terres à des entités financières finalement inconnues totalement soumises aux aléas des marchés mondialisés.

2- La péri-urbanisation du territoire et son corollaire d’augmentation de trafic avec toujours plus de routes et de parkings…

3- La perte de biodiversité et la simplification des espaces, la réduction ou la suppression de trames vertes et de trames noires. Les engagements à la compensation sont un leurre : une vie perdue est perdue (qu’elle soit humaine ou animale), une terre stérilisée est stérilisée, elle ne peut être remplacée. Le modèle de la compensation est une dérive de la financiarisation du vivant, un alibi facile pour gestionnaire hors-sol, dé-sol-idarisé, qui n’est plus solidaire avec les autres vivants.

4- Les changements de régime des eaux et leur pollution inévitable. Que savons nous de la lente descentes de ses polluants vers les aquifères? Que réservons-nous à nos descendants?
Par ailleurs, le modèle industriel mondialisé importe des matières premières et manufacturées qui sont le fruit de la déforestation et de l’artificialisation d’autres territoires à l’échelle mondiale. Favoriser le « système logistique » ici, c’est accroître les causes de la perte des sols en cours à l’échelle mondiale.
L’étude sur l’artificialisation dans la Drôme conduite par la direction des territoires de la Préfecture, montre que d’autres modèles que ceux s’appuyant sur l’artificialisation sont plus vertueux en matière d’emploi et de croissance des revenus des ménages.
Le modèle de développement promu dans le Nord Drôme n’a pas d’avenir. Il ne prend pas en compte les besoins des populations. Il est le produit d’un raisonnement simpliste, productiviste et économiste qui génère une maladie jusqu’ici incurable : « l’aménagite ». Il est le fruit dangereux d’un imaginaire du développement des années 50 du 20e siècle, les trente glorieuses qui se sont avérées être les « 70 désastreuses ». Il faut donc des catastrophes climatiques pour remettre en cause l’aménagite aigüe…?


CHANGEMENT CLIMATIQUE


C’est la limite planétaire dont on parle le plus, pour cause, nous la percevons dans nos corps, certains même en meurent, pour le moins c’est la manière la plus directe avec laquelle la nature se rappelle à l’homo economicus. Le principal facteur de changement climatique sont les gaz à effet de serre. Un français consomme en moyenne 7 tonnes de CO2/an. Selon l’accord de Paris, il faudrait tomber à 2 tonnes…
On voit ici que favoriser aujourd’hui le transport et l’industrie n’est pas adapté aux enjeux du 21ème siècle.
Il faut changer de mode de vie…
L’imperméabilisation des terres et la création d’îlots de chaleur est une autre cause du réchauffement climatique.
Ici encore le projet de ZAC est une erreur.


ENTITÉS NOUVELLES DANS LA BIOSPHÈRE


Entités nouvelles = des matières qui n’entrent pas dans le cycle du vivant et qui le plus souvent ne sont pas inertes. Elles ont donc des effets sur la santé des biotopes, des autres vivants selon leurs sensibilités et de l’humain en particulier.
L’industrie crée sans cesse des matières nouvelles (plastiques, produits chimiques, médicaments…). Il faut 9 mois pour mettre un produit nouveau sur le marché, des dizaines d’années pour le retirer (amiante, chimie agricole, PFAS…). Le trafic routier génère une dispersion d’entités nouvelles dans l’atmosphère et dans les sols (carburants, produits du moteur à explosion, graisses, pneumatique et leurs multiples composants, freins…)
Concentrer la circulation des automobiles et camions c’est inévitablement en accroître le nombre et donc augmenter les pollutions. Favoriser l’industrie mondialisée c’est favoriser la production de matières nouvelles souvent moins chères parce que ne comptabilisant pas leurs externalités, notamment la dette écologique à l’égard de nos enfants. Par exemple des produits chimiques fabriqués dans notre région pour engraisser des porcs chinois…
Quel sens cela a-t-il? Les promoteurs de ce type d’activité payent-ils vraiment le transport à son juste prix?


AXE 7 : UN PROJET NUISIBLE


On le voit à partir de ces quelques explorations dans les limites planétaires, Axe 7 est un projet trop vieux, trop tard, imaginé dans la suite de l’euphorie des « 70 gaspilleuses ».
Plutôt que de favoriser l’activité des fonds de pension des riches de la planète, les pouvoirs publics devraient prendre soin des communs, l’eau, l’air, les sols et les autres vivants.
Le fantôme du bruant ortolan hante les dossiers d’instruction, les demandes de subventions, les projets d’aménagement, les réunions du système politico-administratif. Dans leur voiture électrique en forme de vaisseau spatial, les riches rêvent d’un ailleurs hors planète: laissons les s’envoler, mais pour toujours…
Ici retrouvons des plaisirs plus adaptés à la vie sur terre.


1- https://www.stockholmresilience.org/research/planetary-boundaries.html

2 – https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/publications/ thema_analyse_11_limites_planetaires_octobre2023.pdf


3 – https://www.atmo-auvergnerhonealpes.fr/services

Voir aussi – Avis n°1 sur le projet de ZAC Axe7 par Point de Bascule sur pointbascule.fr